BRAIN SUR LONGUENEE pendant
les conflits armés.
Avant
Avant
Les faux-saulniers, passant par la forêt de Longuenée, traversent les
ensemensées et font des rotes dans les bleds (blés). Les employés de la
gabelle, sous prétexte d’embuscades nocturnes, en font autant. Les uns et les
autres rapinent les légumes en passant et brisent les clôtures. Ce trafic
enlève des bras jeunes et vigoureux à l’agriculture, les domestiques deviennent
introuvables et chers.
En Anjou, pays de grande gabelle, le sel est non seulement nécessaire
mais sa consommation est obligatoire sur la base de trente livres pour une
famille de quatre personnes : l’impôt correspond à un mois de salaire. Il
faut acheter le sel vendu par les agents du fisc au grenier public (Candé).
Ce sel du devoir est tracé par des additifs qui varient chaque
année. Des contrôles ont lieu pour voir si les paysans consomment bien du sel de
l’année et égrugé et non pas le sel gris (non taxé, il est moins cher et
réservé au bétail et aux salaisons), et non pas le sel blanc venant de Bretagne
ou du Poitou.
Même après le rattachement de
Ingrandes-sur-Loire et le
Fresne-sur-Loire sont deux paroisses frontalières entre l’Anjou et
Le trafic se fait de nuit, individuellement, mais aussi en convoi avec
bêtes de somme et chiens pour en découdre plus facilement avec les gabelous.
(Marcel Lachiver)
Jean Sourice est cité comme gabelou à Brain vers 1730.
Moyens de transport du sel :

Source : Documents du musée du pays de
Retz, 44580 Bourgneuf en Retz
Levée de
troupes et guerres de Vendée à
partir de 1793.
Une grande partie de la noblesse a émigré vers les Etats voisins,
gouvernés sous le régime de la royauté. Après l’exécution de Louis XVI (21
janvier 1793), tous nos voisins européens sont groupés contre
A Brain (900 habitants), quarante hommes sont requis par tirage au sort,
en plus de huit volontaires. Les pauvres se vendent pour remplacer les riches.
Les gens se marient pour éviter la réquisition (37 mariages au lieu de 8 ou 10
par an).
Cette mobilisation déclenche l’insurrection vendéenne en mars 1993. En
janvier 1794 il est fait des battues en forêt de Longuenée pour débusquer les
royalistes de Gené, de Brain et de Marans sous les ordres de Jacques Marais des
Loges (dit « Langlois »), du prieuré de Grez. Quarante hommes de
Brain ont quitté leur domicile pour
Madame Louise-Véronique Denis, veuve d’un soldat Républicain Pierre
Trottier, choisit en deuxième noce René Voisine de Gené, capitaine de Chouans,
dit « Va de Bon Cœur ».
L’église de Brain est incendiée par les Chouans.
En décembre 1794, deux troupes de 200 hommes chacune s’affrontent à
Grigné, les Républicains perdent trente morts. Quelques jours plus-tard 300
Royalistes affrontent 200 Républicains à
Emigrés, les de Terves de
En Janvier 1795, quatre-cent militaires républicains passent à Brain,
venant de Bécon, ils campent au château de
Le mardi 6 août 1799 (19 thermidor de l’an VII) une battue contre les
Chouans est organisée en forêt de Longuenée.
Une compagnie de Gens en
armes à Brain
Ils sont hébergés à l’Auberge de

Les
premiers actes d’état civil républicains en témoignent :
Le 17 Fructidor de l’an 2 (Mercredi 3 Septembre 1794), à midi, a lieu la publication du mariage de Louis Pierre Tremier et de Scholastique Boullay.
Louis Pierre Tremier est majeur et caporal de la 2ème Compagnie des chasseurs de l’Eure dits d’Evreux, cantonnés à Brain sur longuenée, il est orignaire de Vitré (Ille et Vilaine).
Scholastique Boullay est veuve en
second mariage de Jean Beauchêne natif de
Cette publication est faite à
haute voix puis affichée devant la porte extérieure de
Le mariage aura lieu le 19 Fructidor, à 10 heures du matin. Les témoins sont :
Le Républicain Dufour, capitaine
commandant la 2ème Compagnie et commandant la force armée de
Le Républicain Pierre Legué
sergent de
Le Républicain André François Bilheux, chasseur de la dite Compagnie.
Nicolas Fouquez aussi chasseur.
Les témoins ont signé à l’exception du sergent Legué qui a déclaré ne savoir signer.
La
guerre de 1870
La guerre entre
(21 Juillet 1870, J Gourdon.)
Notre
guerre avec
(6 Septembre 1870, J. Gourdon.)
Bazaine
capitule le 27 octobre 1870. En Novembre l’armée de
Passage
de troupes par Brain-sur-Longuenée
Après la
perte de la bataille du Mans par notre armée dite de
Donc, comme
conséquence des arrangements pris par les parties belligérantes, et sans que
nous sachions encore le motif de tous ces mouvements de troupes, l’armée de
MM. Le Général des Moutis, le capitaine de Bossieu, le capitaine Leroy, le lieutenant de Vauvineux, ses aides de camp.
Puis à un groupe de soldats, dits ordonnances du Général, ce sont : Théodore Monnier, Albert Leduc, Isidore Gachelin, Constant Collet, Auguste Verrier, Bazire.
Toutes ces troupes se composaient de mobiles, à quelques exceptions près. Deux jours auparavant nous avions reçu quatre vingt hommes de cavalerie, tirés des différents régiments et servant d’éclaireurs.
Hier dimanche sur les 4 heures du soir 3500 hommes de troupes de ligne nous sont encore arrivés. Le plus grand nombre a été distribué sur la campagne. Tous sont repartis ce matin. J’ai eu à loger un capitaine-major M. Vacrot, du 19 ème corps d’armée. Cette troupe était sous les ordres du colonel de Brème, faisant fonction de Général. (18 et 21 Février 1871, signé J.Gourdon, curé.)
Ils avaient entre 21 ans et 45 ans, certains étaient mariés et pères de famille.
Ils étaient simples soldats, quelques uns caporaux, sergent ou sous-lieutenant.
Ils sont morts dans
Ils sont morts au combat, ou à l’hôpital, des suites de maladie ou de blessures.
L’un d’eux, René Vaillant du 101 è RI faisait partie des 2000 soldats naufragés du Gallia torpillé en 1916.
Détail de la liste des personnes
inscrites sur le monument aux morts de Brain

La
guerre 1939 - 1945.
Le Curé Pierre Geley
raconte : « Le mercredi 19 Juin 1940, les allemands sont entrés à
Brain ; ils avaient bombardé le Lion d’Angers, Neuville, Vern d’Anjou,
mais pas Brain ; ils se dirigeaient vers
Simone de Beauvoir est
réfugiée à
Elle confirme dans « La force de l’âge » l’arrivée
à cette date des allemands à
Les
habitants de Brain vécurent le souvenir des deux soldats morts pour
« Les 8 et 15 février 1942, pour alimenter la caisse du comité de secours aux prisonniers de guerre, un certain nombre d’hommes firent une battue de lapins (sans fusil naturellement) ; ils en firent 75 la première fois et 94 la deuxième fois. On les vendit aux enchères après la grand’messe, ils s’achetèrent 45 et 50 francs la pièce, la vente rapporta plus de 8.000 francs. Des séances récréatives et des ventes de gâteaux furent aussi organisées. » Pierre Geley, curé.
Juin 1943 : l’événement tragique des élèves-maîtres et de Messieurs Alix père et fils est relaté dans le chapitre La résistance
La guerre d’Algérie 1954 – 1962
Les appelés du contingent en Algérie
Témoignage d’un appelé du contingent en Algérie.
Sources : Archives paroissiales, municipales, départementales.