L’état civil, à Brain-sur-Longuenée, autrefois :
Avant
la révolution :
L’état civil est tenu par les curés de la paroisse, le pouvoir leur en fait une obligation qui sera appliquée progressivement :
1550 :
premiers actes de baptêmes.
1603 :
premiers actes de décès.
1667 :
premiers actes de mariages.
Sur une population qui
évolue de 600 à 900 habitants, chaque année les baptêmes comme les décès
varient de 30 à 40, la mortalité infantile est nombreuse.
Les mariages se situent
autour de 8 à 10 par an, ils sont interdits pendant le carême et l’avent, sauf
dérogation si urgence, ils ne peuvent avoir lieu en août et septembre, pendant
les gros travaux des champs.
Il
y a des années tristement exceptionnelles :
1639 : 152 morts de la peste (le nouveau cimetière est créé en plein champ ainsi que la chapelle Ste Anne en 1640.)
1779-1784 :
la dysenterie fait 38 à 77 morts par an.
Ces
chutes de population sont aussitôt effacées par une reprise de la démographie
dans les années suivantes, la vie reprend ses droits.
Après
1793 : An 2 de
Avant la construction de
Ces actes sont toujours
validés par la signature de témoins habituels, marchands notables du bourg de Brain, l’aubergiste, le maçon, le tisserand, les intéressés
ne sachant souvent pas signer.
Après la révolution, la
population continue d’évoluer de 900 à 1100 habitants.
Le nombre de naissances, de décès et de mariages reste relativement stable.
Une année heureuse et
exceptionnelle
cependant, c’est l’an 2 de
Au lieu des 8 ou 10 mariages par an, il en sera
célébré 37, un record ! Une loi venait d’être votée qui rendait «en état
de réquisition permanente» tous les hommes de 18 à 40 ans s’ils étaient
célibataires ou veufs, « gais, marions nous ». Le 18 Nivôse an 2 (7
Janvier 1794), il en fut célébré 4 dans la seule matinée.
En l’an 3 et 4, il ne fut enregistré qu’un seul
mariage, les réserves matrimoniales étaient épuisées. A partir de l’an 5, le
nombre redevient normal.
Les Dames nobles s’unissent à des roturiers :
les Dames et Douairières avaient du bien, les marchands avaient l’argent. On
assiste en même temps à la dispersion de la propriété, de nouvelles fortunes se
créent.
Aux 17 - 18 èmes siècles les villages ou paroisses n’avaient pas de
maire, c’était le Syndic et les collecteurs de taille qui tenaient les
fonctions de magistrats.
(Voir le rôle de taille de Brain sur Longuenée en 1639 sur
le site de Odile Halbert)
En 1788, ce sont René Mauvif de Montergon (oncle de
Marie Mauvif), Syndic, François Denis (Himbaudière), René Deslande (Le
Feuil), René Marion (Cahouerie), Pierre Ménard (Quenouillère), Mathurin Poirier (Robinats),
greffier : ils rédigent le cahier de doléance.
Officiers d’état civil et Maires de Brain sur Longuenée
|
Evènements |
suffrage municip |
fonction |
prénom |
nom |
lieu-dit |
depuis |
décès |
|
Révolution |
censitaire |
Syndic |
René |
Mauvif |
Montergon |
1789 |
1790 |
|
Convention |
universel masculin |
officier état civil |
François |
Denis |
Himbaudière |
1792 |
1809 |
|
|
universel masculin |
officier état civil |
René |
Allard |
|
1793 |
|
|
Directoire |
universel masculin |
délégué cantonal |
Mathurin |
Poirier |
|
1795 |
|
|
|
universel masculin |
délégué cantonal |
Pierre |
Poilièvre |
|
1797 |
|
|
|
universel masculin |
délégué cantonal |
Jacques |
Bedouet |
|
1799 |
|
|
Consulat |
nommé / le Préfet |
maire |
Jacques |
Bedouet |
|
1800 |
|
|
Napoléon I° Restauration |
nommé / le Préfet |
maire destitué en 1830, |
Marie suspect au |
Mauvif nouveau |
Montergon Régime |
1817 |
1861 |
|
Louis-Philippe |
nommé / le Préfet |
maire |
Gaspard |
Guillot |
Maison Blanche |
1830 |
|
|
|
nommé / le Préfet |
maire |
Pierre |
Delorme |
|
1834 |
|
|
|
nommé / le Préfet |
maire |
René |
Richou |
Maison Blanche |
1837 |
|
|
|
nommé / le Préfet |
maire |
Charles |
Poidevin |
Houssardière |
1840 |
|
|
L.Napoléon B |
élu par le conseil |
maire |
Charles |
Poidevin |
Houssardière |
1848 |
|
|
Napoléon III |
nommé / le Préfet |
maire |
Charles |
Poidevin |
Houssardière |
1852 |
|
|
III°République |
nommé / le Préfet |
maire |
Eugène |
Richou |
Saulaie |
1870 |
|
|
Mac-Mahon |
élu par le conseil |
maire |
Eugène |
Richou |
Saulaie |
1876 |
|
|
Jules Grévy |
élu par le conseil |
maire |
François |
Leroux |
|
1879 |
|
|
Séparation |
élu par le conseil révoqué en 1907 |
maire pour avoir |
Adolphe replacé les |
Mauvif Christs |
Montergon dans les écoles |
1884 |
1917 |
|
Eglise-Etat |
élu par le conseil |
fonction de maire |
Auguste |
Richou |
Maison Blanche |
1907 |
|
|
|
élu par le conseil |
maire |
Pierre |
Dubois |
|
1909 |
|
|
|
élu par le conseil |
Maire |
Pierre |
Ricoult |
|
1912 |
|
|
deux guerres |
élu par le conseil |
maire |
René |
Allard |
|
1919 |
|
|
de Gaulle |
vote des femmes |
Maire Ch.Légion
d’Honneur |
André |
Carteron |
Montergon |
1945 |
|
|
|
suffrage universel |
maire |
Auguste |
Olive |
|
1959 |
|
|
|
suffrage universel |
maire |
Georges |
Saulnier |
|
1971 |
|
|
|
suffrage universel |
maire |
Emmanuel |
Bossé |
+12 avril 2007 |
1983 |
2007 |
|
|
Suffrage universel |
maire |
Jean-René |
Vaillant |
22 Juin 2007 |
2007 |
|
|
|
Suffrage universel |
maire |
Jean |
Poussin |
14 mars 2008 |
2008 |
|
1789 : A partir de 1789, les
agents municipaux sont élus au suffrage censitaire (cens = impôt) par et parmi
les plus riches de la commune.
1792 :
Renouvellement des municipalités au suffrage universel masculin.
1795 :
Suppression des municipalités de moins de 5000 habitants : un représentant
au canton est élu.
1800 :
Rétablissement des communes, le maire est nommé par le Préfet à partir d’une
liste de notables.
C’est en1802 que le premier
Préfet d’Angers, Pierre Montault des Isles fait nommer son frère Charles, Evêque d’Angers, le Préfet
sera limogé et renvoyé dans son administration d’origine, malgré ses grandes
compétences.
1831 : Le conseil est
élu parmi les plus imposés, le maire est nommé par le Préfet.
1848 :
Suppression du suffrage censitaire, le conseil est élu au suffrage universel
masculin, le maire est élu au sein du conseil, par le conseil municipal.
1852 :
Le maire et les adjoints sont nommés par le Préfet.
1876 :
Le maire est élu par le conseil municipal.
1945 :
Les femmes sont admises à voter : c’est le suffrage universel.
Les noms de lieux-dits
montrent que les maires sont restés longtemps désignés ou élus parmi les
notables.
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Sources : Curé Gourdon,
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