Géologie du Bourg de Brain-sur-Longuenée : matériaux de construction avant 1850.

 

La carte géologique du bourg de Brain-sur-Longuenée montre l’existence de deux matériaux qui ont été utilisés pour les constructions avant 1850 (car après cette date les tuffeaux de parements et les briques d’encadrements sont des matériaux transportés et venant d’ailleurs).                                                     

         Extrait de la carte géologique de la France - Feuille de Segré N° 422 - brgm 1998

 

            Ces deux matériaux sont la pierre plate en schiste gris dérivée de l’ardoise localement appelée « cosse » et le sable argileux de couleur ocre qui servait de liant. A quoi il faut ajouter quelques pierres d’angles trouvées dans les champs.

Coupe de terrain avant lotissement                          

                                                    

            Ces deux matériaux existent sur place : en bleu-clair la cosse, et en bleu plus foncé la grave rouge, ceci pourrait expliquer la construction du bourg de Brain-sur-Longuenée à cet endroit qui n’est ni un carrefour routier, ni un bord de rivière.

            Cette grave rouge « conglomérat quartzeux de type Gourin » forme sur la carte un haricot qui traverse le bourg de sud-est en nord-ouest depuis la Lande jusqu’à Mariet, frôle l’étang de la cure et dessine une fourche au nord-est, englobant le triangle de la Maison Blanche, une partie de la Quenouillère et le chemin vicinal N°1 jusqu’à la Ménagerie ; au centre, un filet blanc qui est le talweg du « Thibert ». (L’écriture récente Thiberge comme les Feuilles au lieu du Feuil font partie des erreurs des premiers informateurs du cadastre). 

Cet argile quartzeux est aujourd’hui encore apparent au-dessus du réservoir des fosses Moron, sur l’ancienne plate-forme à fumier de chez Henri Maillard et dans les fossés de la Herse (route du Lion).

            L’utilisation de cette grave argileuse comme liant expliquerait les trous d’eau des fosses Moron et de la partie nord-est de l’étang de la Cure (côté de la bonde) ; ces trous ayant ensuite été utilisés comme réservoirs, abreuvoirs, lavoirs et viviers. Cette grave était séchée, grossièrement tamisée et mouillée à nouveau. Elle fut par la suite améliorée avec de la chaux éteinte venue des fours à chaux de Vern-Angrie. Ce matériaux servait aussi à faire des sols en terre battue. Le ciment n’apparut que plus-tard, malheureusement pour le calcaire du tuffeau et l’humidité du schiste…

            Ces conglomérats ocres se retrouvent dans les murs de la chapelle Ste Anne (1640), dans les murs du cimetière, de la Maison Blanche, dans les murs de jardins qui entourent le bourg, et même dans les murs de l’actuelle église (1894).

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