Les écoles de Brain sur longuenée                    

 

Ecole publique de garçons, premières difficultés

          En 1830 Le maire Marie Mauvif de Montergon (il sera destitué cette même année) délivre à Mlle Adélaïde Chambaudière ancienne religieuse un brevet de capacité du 1er degré, elle pratiquera l’enseignement simultané.

En 1834 Denis Papin est instituteur, ce sont encore 60 enfants qui ne reçoivent pas d’instruction scolaire.            

En 1835 le maire Mr Delorme propose à l’Académie  Frédéric Denis (°4 mai 1802) comme instituteur en mettant en valeur ses mérites ; Mr Constant percepteur prétend qu’il ferait mieux de retourner en formation pendant deux ans, vu son écriture et son orthographe.

            La Mairie-Ecole                         

            Nous ne savons rien sur les lieux de l’école et de la Maison Commune (mairie) avant 1840 : peut-être aux domiciles de l’instituteur et du maire ?

En 1840 la construction d’une mairie-école publique de garçon est décidée sur une parcelle de terrain de Mlle Cassin, Richou architecte. Au rez-de-chaussée : une classe de 43 m², un corridor-escalier, une cuisine avec lavoir. A l’étage : la mairie et le logement de l’instituteur. Un grenier au dessus.

            En 1843 Brain compte 1051 habitants, Frédéric Denis instruit 50 élèves. Il est aussi secrétaire de mairie et chantre à l’église, il est logé par la commune. J.J. Lebrun succède à Frédéric Denis, puis Alcide Beurrier (instituteur en 1870).

            Entre 1869 et 1876, restauration de la salle de classe, construction d’un préau, d’un jardin, d’une cour de récréation et d’un mur de clôture. Entre 1877 et 1880, construction du pavillon pour la pompe à incendie.

            En 1892, projet de construction de la deuxième classe en retour d’équerre dans la cour.

            En 1903 Mlle Chaput institutrice publique à la place des sœurs demande l’autorisation d’ouvrir un cours d’adultes le soir pour quatre jeunes filles, elle propose de supporter les frais de chauffage et d’éclairage ; refus du maire Adolphe Mauvif de Montergon malgré l’accord de l’inspecteur d’Académie « l’expérience négative  du cours d’adultes des garçons peut faire considérer d’avance ce nouveau projet comme voué à l’avortement »         

                                              

31 juillet 1897, les devoirs de vacances de Pierre Dubois 12 ans, fils de l’instituteur Joseph Dubois, effectués le 11 août 1897, la rentrée est fixée au lundi 13 septembre.

 

 

 

 

Construction de l’école privée de filles, elle devient ensuite école communale

 

                                                                              

L’école des sœurs fonctionne dans un local (sans doute la maison des sœurs) de deux pièces en location, bas de plafond et de volume insuffisant pour 70 enfants et deux religieuses.

En 1860 une école privée de filles est construite route de Vern, face à la cure. Elle sera confiée « à perpétuité » à des religieuses. (AD 49)

Le terrain est donné par les De Terves de la Beuvrière, l’Etat et le Département subventionnent le quart, la Commune le tiers, le reste est un don de la famille Mauvif de Montergon. Elle sera restaurée en 1878.

            En 1903 les religieuses sont remplacées par une institutrice laïque Mlle Chaput.

            En 1912, la Commune (Maire Pierre Dubois, puis Pierre Ricoult) accepte de confisquer l’école des sœurs, elle devient la troisième classe de l’école publique. Elle sera fermée en 1964 pour baisse d’effectif.

 

La Maison des sœurs

Les sœurs de la Charité Ste Marie sont arrivées à Brain en 1851 pour y créer une école de filles. Le curé Leroy, le maire Charles Poitevin, des bienfaiteurs (La Beuvrière, Montergon…) facilitent leur installation. Une maison est mise à leur disposition. (curé Gourdon)

Cette maison était en 1750 la propriété de Jeanne Levoyer veuve d’Antoine Cormier de la Dominière ; en 1770 elle est la propriété de sieur Richu (Richou ???) bourgeois rue des Aix à Angers ;  vers 1840 c’est la propriété de Pagis (=Paigis) forgeron à la Boulaie ; en 1936 l’abbé Pagis héritier décède, l’abbé Meslet « laisse » la maison à la paroisse au compte de la société Notre Dame des Mauges à Angers (curé Geley, archives Poilièvre).                                    

                                                     

 

L’école privée de filles s’installe provisoirement dans les locaux des religieuses. Après les religieuses, cette maison servira de logement de logement aux institutrices civiles, l’une d’elles l’a racheté.                                  

Les sœurs furent présentes à Brain jusqu’en 1963 : l’une était institutrice, l’autre dispensait des soins (sœur piqure).

 

 

 

 

 

 

Nouvelle école privée

 

En 1913, après la confiscation de l’école, une nouvelle école privée de filles est construite route de la Membrolle, puis une classe enfantine en 1948.

Jusqu’à cette date c’était « les gars à l’école publique, les filles à l’école des sœurs ».

En 1952, les paroissiens décident de rompre cet équilibre en créant une école privée de garçons ; l’école communale est en grande partie vidée au profit de la nouvelle école catholique, elle mettra de nombreuses années à s’en remettre.

 

Dès 1913, les de Terves de la Beuvrière deviennent officiellement propriétaires (prête-noms) de la nouvelle école ; « chat échaudé craint l’eau froide » ;  monsieur Galicier hérite du « cadeau » lorsque il achète la Beuvrière ; en 1929 monsieur Félix nouvel acheteur n’en veut pas, il le refile à monsieur Rihal de la Maison Blanche : le curé Pierre Geley ne pouvant payer les frais de mutation, monsieur et madame Plaçais (sacristains et épiciers) font un don de 1000 francs ; une Association Education Populaire prendra ensuite le relais.

 

 

        

 

La première photo des élèves vers 1913, devant la nouvelle école privée, route de La Membrolle.

Les deux religieuses ont revêtu un costume civil.

 

 

                                                    

 

             L’école privée après les différents agrandissements.                                                                                                    

 

Sources : Pierre Geley, curé - A.D. 49, Service Départemental de  l’inventaire - Jean Poussin

 

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