La nouvelle cure

 

En 1762, Antoine Simon de la Besnardays fit construire la nouvelle cure face au grand jardin en écrasant le pignon sud qui était en mauvais état.

 

         

 

En 1772, le Curé Antoine Simon est accusé d’avoir négligé l’entretien de la cure et de l’église malgré les revenus « considérables » de la fabrique qu’il a encaissés pendant plus de 20 ans, sans en rendre compte. Il se réfugie à la Lussière, Jean Crasnier le remplace.

Parmi ces revenus considérables : cloteau du hachereau, pièce des rivières, cloteau de la fabrique, cloteau de Leguiller, pièce de la boiste des trépassés, haute pièce de la boiste, cloteau de la Saulaye, pré des grandes mares, pré de la boiste des trépassés, planche de la vigne, petit pré de Laudait, l’herbe du cimetière, cloteau du Mottay, pièce de la Sablonnière…

 

Après la révolution, les terres de la cure furent dispersées, les bâtiments furent aliénés à monsieur     Cordier. Au rétablissement des cultes en 1800, ils abritèrent le nouveau le Curé (moyennant un loyer).

 

 

          

 

 En 1819 la commune racheta la cure à monsieur Cordier ainsi que la cour, les dépendances, le jardin et le pré de la cure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La petite cour ouest de la cure avait été encombrée par l’ajout d’une chambre à l’étage, en appentis au dessus d’un ancien four, ils ont été démolis récemment.

 

                         

 

L’étang de la cure

 

A l’origine l’étang de la cure était une carrière de « grave » qui avait fourni le « liant » pour la construction de la cure, ce trou d’eau était situé au nord-est, à l’endroit de la bonde. Cette partie de l’étang est à la limite de la zone géologique des « conglomérats quartzeux de type Gourin ». Le dernier nettoyage et curage effectués en 1981 par la commune et l’association de pêche nous ont confirmé la présence à cet endroit de cet argile sableux de couleur ocre : voir la carte géologique.

L’étant de la cure fut agrandi par Antoine Simon de la Bénardays entre 1751 et 1756 ; il fut ensuite progressivement abandonné de 1772 à 1813. Il ne restait en eau que la parcelle n° 915 (la partie profonde autour de la bonde) et les fossés ou douves (n° 905) qui s’étendaient jusqu’au chemin des fontaines, l’école des sœurs n’existait pas encore (1860).

 En 1812, l’étang était à nouveau réduit à une simple mare du côté de la bonde, le reste était un marécage encombré de végétation et utilisé en prairie comme le reste du pré de la cure.

Jacques Leroy curé de 1814 à 1851 fit nettoyer et recreuser l’étang, il servit d’abreuvoir et de lavoir. La fontaine voûtée en tuffeau approvisionnait la population en eau potable, spécialement pendant les étés de sécheresse.

 

 

 

 

 

Cadastre de 1812 

 

Le lavoir et la place de la bascule 

                                                                       En 1849, l’ouverture de la route de Vern vint couper le jardin de la cure : le curé Leroy avait refusé le premier projet qui passait plus au nord, en plein milieu du jardin de la cure.

En 1850, la commune utilisa le reliquat du terrain de la cure pour y installer un lavoir public et un abreuvoir pour les bestiaux. Ce lavoir servait aussi pour le refroidissement des jantes de roues après cerclage. Plusieurs fois par an, les charrons les forgerons et autre main-d’œuvre mettaient en commun leur énergie pour cercler entre 12 ou 20 roues dans une journée.

Un emplacement était également réservé pour le brûleur de gnole. 

 

                                     

 

Sur le cadastre de 1954, on voit les trois fontaines alignées du sud vers le nord : la fontaine St Didier, la fontaine Antoine Simon et la pompe à godets pour remplir les citernes. Parcelle 229 : la place de la bascule. A l’est du lavoir l’ancienne école des sœurs, alors 3ème classe de l’école publique de garçon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                  

 

 

 

 

 

          

 

                                                                                              ticket de bascule

 

 

                     

 

Sources : manuscrit du curé Gourdon (1851-1871)  - archives départementales -

Claire  Steimer, conservateur territorial du patrimoine - Jean Poussin.

 

 

 

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