La Maison Blanche

 

 

 Au 16 ème siècle, la Maison Blanche comportait un logis qui s’allongeait du nord au sud entre la route du Lion et celle de Neuville.

La Maison Blanche appartient à la famille Levoyer. Les Levoyer sont nombreux, on les retrouve à la Pouèze, à Vern, à la Beuvrière, à la Gautrais, à la Sauvagère, à la Maraudière.

Jean Levoyer (épouse Renée Rémond) est sieur de la Maison Blanche en 1691. La Maison Blanche avait un pigeonnier avec les droits qui accompagnent (un arpent par couple de pigeons - 1 arpent < 0,5 ha)

           

La Tannerie

Il existait aussi une forge et une tannerie plus au sud (la Peuraudière), près du ruisseau Thibert, une roue à aube fournissait l’énergie. Emery et Jean Gaudin sont cités comme tanneurs en 1687.

 

                                                                        

Le plan terrier de 1750 et le brouillard de 1770 donnent la situation de ces constructions.     

           

            Lors de la construction des maisons neuves entre le cimetière et la maison blanche, il a été trouvé des tessons de terre cuite, il s’agit des restes du rebord supérieur de grandes cuves en terre cuite.

            La circonférence de l’une des cuves était de un mètre environ au niveau de l’ouverture, l’autre de soixante centimètres. Ces cuves ventrues ressemblaient aux cuves à lessive de l’époque.

 

 

                                

 

 

              

 

 Un vestige de l’une de ces cuves sert de décoration dans le jardin du parc de la mairie, on y voit encore les trois rangées de trous qui servaient à tendre les peaux.

 

 

 

 

           

 

Leur particularité est que le bourrelet supérieur, de six à sept centimètres de diamètre, est percé de trois rangées de trous de trois millimètres de diamètre et de deux à trois centimètres de profondeur. Ces trous (plus de 250 sur une cuve de 1 mètre de diamètre) servaient à tendre les peaux pendant le lavage et les différents bains et égouttages, ils sont matérialisés par des pointes sur les photos.

 

 

 

                                      

 

 

 

                                       

 

 

 

                                          


                                              Objets découverts par Raphaël Moreau

 

           

 

 

Les Vernault - Guillot

 

C’est la fille de Jean Levoyer, Jeanne qui vendit en 1766 aux Vernault marchand-fermier au Feuil.

Cette Jeanne Levoyer, épouse de Antoine Cormier de la Dominière est citée sous le nom de madame de la Dominière, elle est propriétaire de terres et demeures dans le bourg et au delà.

             Pierre Vernault et Madeleine Fourmond avaient trois filles : Madeleine se maria à Mathurin Guillot de Raguin et Mathurine à François Denis, séminariste, fils de taillandier, la Himbaudière, Françoise Jeanne était religieuse à la Révolution et vint se réfugier à Brain, dans la maison près de l’église. Les autres enfants Vernault sont morts enfants.

            Après la révolution, le petit-fils Gaspard Guillot vint habiter la Maison Blanche, il construisit vers 1820 les habitations de la ferme sur la route de Neuville. Il se ruina dans les ardoisières de la Pouèze et vendit la Maison Blanche aux « Richou-Richou » en 1831.

 

            Extrait de la généalogie Vernault, Denis, Guillot à Brain-sur-Longuenée

 

François Denis fut le premier Officier d’état civil (fonction de maire) à la Révolution. Son gendre Frédéric fut l’un des premiers instituteurs de l’école communale. Les Guillot furent marchand-fermier à Chazé-sur-Argos, Gaspard à la Maison Blanche.

Les Guillot de Chazé-sur-Argos et Gené sont les ancêtres de Odile Halbert. Parmi eux, Jean Mathurin Guillot fut enrôlé en 1813 dans les guerres de Napoléon, il mourut à Reims à l’âge de 18 ans. Odile Halbert publie sur son site des lettres magnifiques de Jean Guillot à ses parents. 

                    

 

           

           

 

 

 

Les industriels Richou - Besnard - Bessonneau : meunerie et corderie

 

            Anne Richou et René Richou sont cousins germains, ils ont les mêmes grands-parents à la Roussière : Pierre Richou et sa meunière Renée Soreau. Anne et René Richou venaient en 1811 d’acheter les moulins et demeures de la Roussière au Comte Walsh de Serrant.

La sœur de René Richou, Jeanne Richou est mariée avec Pierre Besnard : c’est leur fils François Besnard associé au banquier Désiré Richou (frère de Anne Richou) depuis 1832 qui en 1840 sera le fondateur de la corderie du Mail à Angers avec Pierre Richou neveu de René Richou. En 1864 au décès de Pierre Richou, François Besnard fait appel à son neveu (devenu son gendre) Julien Bessonneau coconnier à St Clément-de-la-Place.

La sœur aînée de Julien Bessonneau x Eugène Bouttier de St Denis d’Anjou, Jeanne Bessonneau-Bouttier raconte en quatre pages manuscrites, ses souvenirs de famille lorsqu’ils se retrouvent à la Maison Blanche de Brain-sur-Longuenée ou à la Roussière de Montreuil-Belfroy avec tous les petits enfants de souche commune…

 

Extrait de la généalogie des Richou, Besnard, Bessonneau à Brain-sur-Longuenée

 

 

 

 

 

Le nouveau château de la Maison Blanche

 

       

 

C’est Anne Richou et René Richou qui construisirent en 1864 l’actuel château situé là-haut au fond du parc, symbole de leur réussite.

            Ils démolirent la grande partie de l’ancien logis : Il en reste la croupe sud, près de la porte cochère.

Ils construisirent les dépendances et le porche, encadrements de tuffeaux et briques rouge.

            La parcelle triangulaire qui comporte le château (ancien et nouveau) et le parc actuel est entièrement située sur un matériau géologique particulier « conglomérat quartzeux du type Gourin ». Cette grave fut utilisée comme liant pour la construction de l’ancien château ainsi que les murs d’enceinte du parc. Voir carte géologique.

 

                                                 

 

Eugène Richou fils de Anne et René Richou, marié à Joséphine Naveau de St Denis d’Anjou, acquit La Saulaie en 1853 à Antoinette Pachaut, veuve Boquet. Ils sont enterrés avec leur fille dans la chapelle au sud-ouest du cimetière.

 

            En 1913, la ferme de la Maison Blanche fut vendue aux Ferré-Poilièvre-Leroux, par les héritiers d’Alexandre Richou, frère d’Eugène Richou. 

 

 

 

 

Sources : Célestin Port - Curé Gourdon - Odile Halbert – Généalogie Dominique Huez - Famille Denecheau - A.D.49 - Claire Steimer, conservateur territorial du patrimoine - Jacques Bouvet « Bessonneau » - Jean Poussin.

 

 

 

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