LE FEUIL

 

Les Simon de la Besnardaie (Bénardaie, Bénardays)

 

Le Feil (17è siècle), puis le Feuil (18 ème), aujourd’hui les Feuilles est une ancienne propriété seigneuriale.

La terre du Feuil appartenait avant 1625 à Messire Gaultier, Sieur de la Crétiennais, qui la vendit à la veuve de Guy Bauldrayer. Marie, la fille de Madame Veuve Bauldrayer en hérita et se maria à François Simon de la Besnardaie, elle fut enterrée dans la chapelle du cimetière en 1690 à 77 ans. C’est sans doute elle qui construisit le manoir du Feuil et l’érigea en seigneurie pour son fils Guy Simon de La Besnardaie, seigneur du Feuil.

Extrait de la généalogie des Simon de la Bénardaie à Brain-sur-Longuenée

                            

La famille des Simon était une famille nombreuse à Vern et y possédait la métairie de la Besnardaie. En 1535, Julien Simon en avait hérité en se mariant avec Louise du Teilleul, veuve de Pierre Hernault seigneur de la Besnardaie

C’est de cette famille qu’est descendu Antoine Simon de la Besnardaie, curé de Brain de 1751 à 1772. C’est lui qui fit agrandir la Cure (mairie actuelle) en 1762 en faisant construire l’avant-corps de Bâtiment.

Il se retira à la Lussière ( Lucière) de Vern d’Anjou, il y fit faire de nouvelles constructions. C’était un prêtre trop occupé des intérêts matériels, il était procédurier, il craignait les voleurs et mettait des grilles à toutes les fenêtres. Il échappa à la justice en se cachant au monastère de la Meilleray (La Meilleraye-de-Bretagne).

A Brain-sur-Longuenée, il ne fut pas aimé des paroissiens ni de ses vicaires.

 

               

           

                                   Le Feuil, une maison seigneuriale, de la cave au grenier.                          

 

           

 

              

 

Des lucarnes et fenêtres historiques

 

            Guy Simon Seigneur du Feuil épousa Marie Nepveu, ils eurent 5 enfants de 1681 à 1687. Il prit l’initiative de placer son banc dans le chœur de l’église, droit réservé au Seigneur de la paroisse qui était Antoine d’Orvaulx de La Beuvrière, il fut condamné à déplacer son banc.

 

Pierre Vernault marchand-fermier de Brain-sur-Longuenée

 

Vers 1732, après la mort de Guy Simon, la terre fut confiée à un métayer, René Bedouet, puis à un marchand-fermier (collecteur d’impôts seigneuriaux), Pierre Vernault marié à Madelaine Fourmont. L’une de leur fille se maria à Mathurin Guillot (leur fils Gaspard Guillot de la Maison Blanche fit de mauvaises affaires dans les ardoisières de la Pouèze) ; une autre à François Denis, leur fils Frédéric fut instituteur à Brain vers 1830.

Le village de Bousegelée puis Bourgelé   (Plan terrier de 1750~ et cadastre de 1812)

 

            

 

A - maison de la chapelle de la Perriere

B - une chambre basse à cheminée et four, grenier au dessus couvert d’ardoise et un appenty à Jean Thibault

C - environ un 6è de bosselée de terre à François Chauvin

D - un petit jardin servant d’aireau au chapelain de la Perriere

E - un jardin d’un demy tiers de bosselée du lieu du Feil, au Seigneur de céans

F - une chambre de maison à four et cheminée avec les issues audevant appartenant à François Chauvin

G - maison nouvellement reconstruite composée d’une chambre, grenier au dessus couvert d’ardoise à Jean Thibault

 

Ce village se situait près du feuil, la dernière ruine a été arasée vers 1990.

 

                                            

 

                                               

 

            J.B. Diel de Montaval, époux de Julie Simon de la Bénardaie, hérita du Feuil vers 1750 et le céda, en 1761, à son ami Messire d’Andigné de Magneuf, Seigneur de l’Isle-Briant, « en viager » : M. Montaval était nourri, logé, blanchi, avait un domestique plus une rente. (En 1787, René Deslande est marchand-fermier général au Feuil, il participe à la réponse au questionnaire de la question intermédiaire de l’Anjou.) 

 

Des Hullin de la Selle aux de Terves puis aux de Roquefeuil

 

Le Feuil fut rapidement cédé, dans les mêmes conditions de viager, à M Georges Hullin de La Selle, Seigneur de la Beuvrière. Son gendre le Vicomte Eugène De Terves en hérita. Sa fille Marie Agnès Louise de Terves se maria avec Raymond de Roquefeuil-Montpeyroux. Leur fils Raymond Yves Marie Aymar comte de Roquefeuil x Simone Marie Aline Charlet, puis leur petit-fils Louis Raymond Marie comte de Roquefeuil x Ghislaine Colette Marie de Roquefeuil héritèrent du feuil.

 

            En 1958, la comtesse Simone Charlet veuve de Raymond de Roquefeuil et son fils Louis comte de Roquefeuil vendent le feuil (terres et bâtiments), en deux lots,  à madame et monsieur Henri Aubert et à madame et monsieur Noël Pichard.           

 

                    

                                               cadastre de 1812                                                                               Cadastre actuel

                       

 

 

 

 

 

            Sources : Manuscrit du curé Gourdon - Odile Halbert pour sa famille Vernault

            Les héritiers des familles Aubert et Pichard pour les actes de vente.

Photos de Jean Poussin avec l’aimable invitation de madame Marie-Noëlle Gauvin-Pichard                   

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