Les auberges et commerces

 

L’auberge de la Croix-Blanche à la Claye.   

            Avant 1770, l’auberge de la Croix Blanche est située au lieu-dit la Claye, elle appartient à Pierre Poilièvre (x Marie Gillard) qui en a hérité de son père Joachim. Elle est située sur le Grand chemin d’Angers à Chazé sur Argos. Au dessous plusieurs maisons de marchands et de tisserands.

            Cette auberge sera agrandie au sud-est (à gauche sur la photo). En l’an 2 de la République (1793-1794) elle hébergera des Gens en armes de la 2ème compagnie des Chasseurs d’Evreux. Des actes de mariages témoignent du cantonnement de ces militaires.        

                                                   

En 1849, la route de Vern est ouverte au centre bourg. Le commerce se déplace, les héritiers Poilièvre devenus marchands de bestiaux abandonneront la Croix Blanche et s’installeront dans le centre du bourg ; Prosper se mariera en 1880 avec Victorine Leroux héritière du nouvel hôtel le Cheval Blanc.

 

L’auberge de La couronne

Vers 1850, Jean Négrier et Perette Bedouet (descendante de René Gardais du Cheval Blanc) construisent l’hôtel de la Couronne ainsi qu’un relais de poste, route de la Membrolle, à la place de constructions et jardins acquis de Lilas Houlbert (x Perrine Brichet) , Etienne Bedouet frère de Perette, tailleur de pierre (x Jeanne Huet), et des héritiers Lemer...  

Leur fille Aimée Négrier (x Edouard Levoyer) en hérite le 27 juin 1878. Les descendants Levoyer (Henri Anjoumet et Louis Moison) le vendent en 1919 aux derniers aubergistes Vincent Grez x Victoire Albert qui y vivront  jusqu’en 1960.

                                                                                                                 

Il était écrit « Remises, écuries » sur le pignon est de l’hôtel. Récemment détruites, elles avaient déjà été bétonnée et amputées de l’extrémité ouest du côté de la bourrellerie Allet-Allard.

 

Autres aubergistes

En 1732 le sieur Navinau est aubergiste au bourg de Brain.

Vers 1740, Pierre Malvault  (x Perrine Deshaies) est aubergiste au bourg de Brain.

Vers 1770 Etienne Blouin est propriétaire (achat au sieur Boursier) et cabaretier de l’actuel café Mingot.

En 1852 René Pasquier et Jeanne Bonnenfant sont aubergistes au bourg de Brain.

 

L’auberge du Cheval Blanc          

L’auberge du Cheval blanc existait au 17 ème siècle : vers 1670 René Gardais (+1689) et son épouse Louise Blanchet (+1732) y sont maître-aubergistes. Son gendre René Allard (x Marie Gardais) leur succédera.

Le 13 et 14 octobre 1756 c’est le petit-fils de René Gardais, le sieur Allard (Julien ou René ?) aubergiste qui loge les experts venus inspecter la cure et l’église en présence du curé sortant Jacques Bellanger, du nouveau curé Antoine Simon de la Bénardays, de Pierre Vernault et autres experts. Ils y passeront la nuit et y prendront leurs repas car dans une auberge, « qui dort, dîne ! » Vers 1770 cette maison appartenait à Julien Allard (x Jacquine Peltier), charpentier, il venait d’en hériter de sa soeur Louise Allard veuve de Pierre René Bodère.

Pierre Poilièvre avait acheté les jardins et maison à l’ouest du Cheval Blanc aux héritiers de René Levasseur. Il avait aussi acheté les maisons du futur hôtel La Couronne aux héritiers Langevin.       

         

En 1849 le Gc 23 (de la Membrolle à la Chapelle Glain) coupe l’hôtel du Cheval Blanc à son extrémité sud, cette partie est aussitôt reconstruite en retour d’équerre, ainsi que des écuries et remises modernes.

            François Leroux père marchand de bestiaux était propriétaire, mais il est décédé en 1834. C’est sa veuve Anne Faligan épicière et aubergiste qui reconstruira le Cheval Blanc pour son fils François Leroux marié avec Victorine Denis. François Leroux fils est aubergiste et « messager », il achemine à cheval le courrier depuis Angers ; il sera maire de Brain de 1879 à 1884. Sa sœur Anne Leroux sera l’épouse de l’instituteur Jean Joseph Lebrun successeur de Frédéric Denis.

            Leur fille Victorine Leroux se mariera avec Prosper (1°) Poilièvre (marchand de porcs, vice-président des pompiers),  fils de Pierre Poilièvre de l’auberge de la Croix-Blanche (maisons Maillard et De Rycke) . Leur fils Prosper (2°) sera aussi commerçant en bestiaux.

            Au début du 20è siècle, l’auberge du Cheval Blanc fut tenue par Jean Lemesle (médaille militaire) et son épouse Marie Paré : c’était un homme de caractère, c’était une Dame très respectée. Le Cheval Blanc était à la fois hôtel, restaurant, épicerie, café – tabac – journaux.   

 

Autres commerces 

D’autres commerces s’installent sur cet axe : la boucherie qui deviendra ensuite la poste, la forge et l’abattoir dans le fond de la cour, mais aussi de nombreux métiers dans les autres rues du bourg : bourrelier, cabaretier, bouif, sabotier, maçon, menuisier, meunier, taillandier, tisserands, tailleur, voituriers, des commerçants en bestiaux … Les façades sont refaites et alignées. Les agriculteurs prêtent de l’argent aux commerçants (en bestiaux)  pour qu’ils s’installent ! La population est passée de 600 à 1100 habitants.

                                                                            

                                                          

 

                      photo : Danielle Aubert-Collinot

L’arrivée du téléphone : les premiers abonnés furent les châtelains puis les commerçants.

N°1 La Beuvrière - N°2 la Maison Blanche - N°3 Voisine mécanicien - N°4 Montergon - N°5 Guilleux café - N°6 Château c. en bestiaux - N°7 Vve Château - N°8 Allet bourrelier – Cabine téléphonique pour les autres.

 

Sources : Curé Gourdon – Archives paroissiales, municipales et départementales, archives Poilièvre.

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